Les motards ne se cachent pas pour mourir

Titre à la con pour une histoire absurde. Dans la communauté moto, la mort est là qui rode. Nous arborons crânement des skulls un peu partout en bagues ou cousus sur nos cuirs. Mourir à moto. Cela ne manque pas de panache. C’est peut-être plus classe que de mourir en tombant dans les escaliers. Parfois, en descendant un truc lourd dans les escaliers, je me dis « Est-ce bien nécessaire ? ». De même, quand je démarre une bécane, je me dis « Tu es un papa ».  Mais je ne me dis plus « Tu es un mari ». Ma femme vient de mourir. LA Femme. Aude-Emmanuelle, La Femme de ma vie, du temps où j’étais encore vivant. Maintenant, reste la survie.

Claymotorcycles n’a plus d’âme. Pour employer un concept créole qu’elle avait ciselé sur mesure : on est « dés-âmés ».

Mourir à moto pose problème pour les proches. C’est de la souffrance. C’est trash. Ya de la violence. C’était pas prévu. Ma Femme était, entre autres, critique d’art et spécialiste de l’esthétique dans l’art contemporain et aussi dans l’art créole. On avait une référence commune. Un spécialiste, comme elle, qui venait parfois à la Réunion bosser aux Beaux-Arts. Moi, je le connaissais par ses écrits sur la moto. Paul Ardennes. J’ai fait un post ou deux sur lui. Le gars prétendait faire l’amour à sa moto. Ça la faisait beaucoup marrer. Il a écrit une page sur les « vraies » morts à moto, bien esthétisantes et tragiques, et les autres. Je trouvais ça cool à l’époque. Maintenant je trouve ça juste idiot. Pfff. C’est juste la mort. La mort c’est con, ça te vole tes proches et ça te laisse dans une solitude abyssale. C’est pas joli. Y a pas de belle mort. Y a que des morts idiotes et injustes.

J’ai plus peur de mourir. J’en n’ai même plus rien à foutre, tant la vie est fragile. On en avait une conscience aigüe. On savait qu’on était heureux, dans notre petite bulle de savon. On la savait éphémère cette bulle d’amour total. Pas à cause de nous, car, tout le monde vous le dira, rarement on aura vu deux êtres se correspondre à ce point des phéromones aux neurones. L’un finissait les phrases commencées par l’autre. Ou bien nous n’avions pas besoin de parler car on se comprenait. Ce genre de choses, quoi. Mais c’était rare, vu qu’on parlait tout le temps de tout. Parfois, on sortait le même mot en même temps. « Chips ! Double chips ! ». Les 3 mômes, ça les faisait bien marrer aussi, cette joyeuse folie du quotidien enchanté.

On s’était rencontrés chacun un peu esquintés par la vie. On a été bien récompensés. Mais maintenant, Clay, c’est l’heure de payer l’addition. Salée. Salement. La Maison Mort ne fait pas crédit.

Elle n’a pas eu la mort flamboyante du motard ivre d’adrénaline, ni de celui qui se fait sournoisement happer par une voiture aveugle. Il y a de cela des années, après 18h de conduite, elle s’était fait démolir l’épaule par un chauffard, à l’insu de son moniteur incompétent. Mais du coup, elle s’était lancée dans la pole dance. Une revanche. Elle avait atteint un haut niveau technique.

Le blog lui doit tant. Je ne peux pas entrer dans le détail. Tu la connais bien entendu. Au début, je lui avais donné comme pseudo « Manuela ». Elle était furax ! Aude-Emmanuelle. C’est tellement plus un poème antithétique. C’est tout elle ça ! C’est comme pour sa vie d’intello de haut vol. Pas mal de gens la prenaient pour une ravissante idiote alors qu’elle était docteure en philosophie, qu’elle préparait une seconde thèse en Arts Plastiques sur le corps dans l’art créole à la Réunion et en Martinique. Elle avait donné des conférences dans le monde entier sur des tas de sujets. Elle avait remporté des prix de littérature. Elle avait écrit pas mal de bouquins. Je les relisais avant publication. Je les illustrais parfois. Le tout à coups de coupes de Champ ou de Picon bière ou de vin rouge, c’était selon. Moi, je jouais le bourrin de service, mais j’étais le seul à pouvoir soutenir avec elle une polémique sur Spinoza après visionnage de Games of Thrones, un verre de Graves à la main. Et ça finissais mal. Inévitablement. Seul sur le canapé ou à deux au lit. 🙂

Pole Dance philosophie (en vente chez toutes les librairies en ligne) venait de sortir, mais elle ne faisait pas de promo. Trop timide, trop modeste. Et puis elle était déjà passée à autre chose. Elle enseignait des tas de disciplines dans plein d’endroits différents. Par passion, mais aussi parce que notre société de profit précarise les intellos.

Je ne vais pas me lancer dans une énième bio-bibliographie. Vous pouvez googeliser. Aude-Emmanuelle HOAREAU. Une œuvre. Un corps. Une tronche. Une étoile filante. Elle avait mis l’étincelle au feu d’une créolité affirmée, mais toujours en quête de soi et ouverte sur le monde. Les gens de toutes les couleurs, les gays, les trans, les motards dépressifs, les humains de toute condition la touchaient, tant qu’il étaient sincères.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que les motardes pas sexy qui rivalisaient avec les mecs les plus débiles, c’était pas son genre. De même, elle détestait les machos façon MC pas Solar qui lui disaient pas bonjour parce qu’elle était une fille. On ne faisait plus aucune sortie moto. Juste on prenait la bécane à deux pour aller lui acheter une petite robe noire et des mules rouges à talons, ou on filait dans la nuit pour se faire un petit resto. Elle se serrait contre moi. Tellement fort. Je lui faisais les commentaires, on riait. Jusqu’à ce que la vitesse nous cloue le bec et nous oblige à épouser les virages.

Elle est morte en catimini. Dans sa petite robe noire et ses escarpins dorés. Bien poupette comme il faut, avec un bracelet de cheville Dior. Elle a bien garé le pick up Claymotorcycles. Elle a ouvert à sa petite chienne qui a dû lui faire la fête. Elle a posé son gros sac, un faux LV rapporté d’Algérie, l’air à la fois satisfait d’une bonne journée de travail, et rêveur de la bonne soirée à venir. Elle s’est tournée vers sa cuisine-cyber-café que je lui avais aménagée. La rupture d’anévrisme a déconnecté son cerveau hyperactif. Le temps de toucher le sol, elle était déjà partie rejoindre les petits anges du paradis des amoureuses. C’était une source de tendresse infinie pour les enfants, pour la chienne paumée qu’elle avait récupéré tout malade.

Après ? Après tu fais les courses peinard. Tu es à deux doigts du burn out professionnel, mais tu te dis qu’après la merveilleuse soirée passée en famille, ce soir sera ta récompense ultime. Tu t’arrêtes à l’épicerie du coin pour acheter une ou deux conneries. Mais ça va pas se passer comme tous les vendredi soir. Là, c’est le Vendredi 13 Octobre 2017. Les pleurs au téléphone. Les enfants incrédules qui croyaient à une blague. Moi qui démolis le chrono en XJR pour venir. Dominique, un voisin, un saint homme. Il est là. Il lui fait du bouche à bouche et le massage cardiaque. Y a le Samu au téléphone. Je prends le relais. Au moins je l’embrasse encore ! Faut tenir putain ! C’est qu’une question de temps et de souffle. Se raccrocher à un combat illusoire. Ses grands yeux dorés qui fixent l’infini. Les secours. L’enfer qui s’ouvre sous tes pieds.

C’est une mort de rêve, pour elle qui avait peur d’être quadra. Mourir sans le savoir, en paix avec ses proches, sans conscience ni douleur. « Tu me laisseras pas, dis ? » « Tu crois qu’on va quand même mourir alors qu’on s’aime si fort ? Y a vraiment pas de solution ? Et si on se retrouve après, ce sera pas pareil de toute façon. Y aurait pas moyen de devenir des vampires ? Ou au moins de mourir sans le savoir, mais qu’est-ce qui peut le garantir ? » On en parlait un peu avant, à cause de ce satané mal de tête qu’elle se traînait. Comme d’habitude, le corps médical est passé à côté. On avait autrefois donné des cours d’anthropologie de la médecine et elle était membre d’un comité d’éthique hospitalier. Ma mère était infirmière dans des services spécialisés. On connaissait la musique. Tu peux être soigné à temps et ressortir aphasique, paralysé ou avec un cerveau au ralenti. Ma chérie n’aura pas connu cela. Elle meurt à 39 ans, le lendemain de notre anniversaire de mariage, à peine fêté en toute simplicité,  avec les enfants qu’on a élevés de 5 à 15 ans, d’union différentes, mais dans le même grain de folie, envers et contre tous. Elle part donc. Un vendredi 13, bien entendu.

Bof. La vie est belle ? Je le disais sans cesse. C’est mon boulot. Et c’était aussi mon loisir dans ce blog qu’elle m’a poussé à créer avec tant de culot désinvolte. Maintenant…Je sais que j’ai eu de la chance. Certains ne rencontrent jamais leur âme sœur. 10 ans de bonheur, ça faisait des jaloux, mais aussi des admirateurs, voire des amis. Elle a croisé pas mal de copains gentils sur la route, en ligne ou sur les stands. Rien à regretter de ce côté.

Parfois, elle s’emmerdait ferme, mais elle jouait le jeu pour moi.

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La petite sirène Claymotorcycles ? Elle avait ses traits. Les conseils en tout genre, c’était elle. L’inspiration, la folie, les épisodes de web série délirants ? C’était avec elle et pour elle. Je pourrais ainsi continuer la liste. Y avait pas que la moto. Je lui rendais bien la pareille avec la pole dance ou l’art et on essayait de croiser les genres, au nom du rock & roll.

A la Réunion, ma chérie est désormais une icône. Elle qui se croyait malaimée. Pas de moi pour sûr. Le reste, on s’en fout mon amour.

Aux Beaux-Arts, ses amis lui ont rendu un véritable hommage. Plus de mille roses et fleurs! Un truc merveilleux. Merci les artistes ! C’est une sorte d’île aux enfants perdus, cette école. Etudiants comme profs. Elle y était dans son élément. Il sont exposé le poème que je lui ai torché sur mon téléphone lors d’une de mes premières insomnies. « -T’as pas bien dormi Bébé ? –Bin non tu sais, vu que t’étais pas là ». c’est ce qu’on se disait quand elle était en déplacement à l’étranger pour ses conférences. Elle se dévouait pour ses étudiants. Elle passait un temps fou à tout apprendre en 4°vitesse pour ensuite leur transmettre l’essentiel avec écoute et patience. Elle avit une rose tatoué au pied, copiée sur celle de sa guitare électrique, et plein de petites roses captives des semelles transparentes de ses stilettos de pole.

« Tourne encore et pour toujours, mon amour mon bel amour,
dans mon cœur et dans ma tête.
Tourne pour moi dans les cieux mon astre.
Ma femme étoile.
Mon âme filante.
Emporte-moi loin là-haut avec toi.
Partons.
Un jour.
Plus tard.
Toujours plus tard mais jamais trop tard.
Je te rejoindrai.
Enfin.
Dès que je le pourrai.
Pas encore.
Je t’aime.
Tu le sais bien. »
Ton homme

Le jour des funérailles, je ne voulais pas de cortèges en plastoc avec des rupteurs de gens qui veulent juste se faire mousser. Mais les potes du Wind & Fire MC et quelques autres amis sont venus. Je ne voulais pas déranger. Juste la suivre. Mais je me suis laissé faire. Heureusement. On a tout de même rigolé, car on ne pouvait rattraper le corbillard Mercédès. On a roulé comme des fous pour le localiser dans un des bouchons dont l’île a le secret. Ma belle créole craignait les esprits. Elle n’aimait pas que je plaisante quand je dépassais un corbillard. Elle se serrait contre moi, et je lui lançais des conneries du genre « Je roule plus vite que la mort ». Sans le savoir, on passait notre temps à déconner au beau milieu d’une putain de tragédie grecque : « Ubris ». Provocation. « Nemesis ». Punition.

On peut voir des signes partout. Il est certain que j’ai senti son menton se planter entre mes omoplates l’autre jour. Je ne sais plus. A la Réunion, il y a tant de spiritualité derrière la moindre racine, pour moi zorey rationaliste. Elle repose dans un vieux caveau de famille, face à la mer, à deux pas de la tombe du pirate La Buse, un calaisien, un gars de chez moi.

J’ai balancé tous mes teeshirts et mes bagues à tête de mort à la déchetterie. La moitié de ma garde-robe est partie avec elle. Plus d’humeur. La vie est fragile. Précieuse. Tout le reste, c’est de la fanfaronnade.

C’était à moi de tirer ma révérence, explosé par un gars qui texte au volant. J’ai 10 ans de plus qu’elle. C’eut été dans l’ordre des choses. Sauf qu’ y a pas d’ordre. C’est juste du Grand N’importe Quoi. Les gentils se font du souci et meurent. Les salaud d’hypocrites qui sèment la souffrance, eux,  s’en tirent peinards.  Je sais aussi que c’est bien que je me tape le sale boulot et qu’elle se fasse la belle. J’aurais préféré me balancer du haut d’une falaise avec une de mes bécanes (pas le Dax, ça ferait un peu con), pour la rejoindre avec fureur. Mais je dois tenir pour les mômes, pour la famille.

Alors j’apprends à jouer Sublime et Silence de Julien Doré (son clip préféré) à l’ukulélé, je range pieusement ses affaires comme autant de reliques (500 litres de fringues sexy) qui viennent remplacer sa barre de pole dans le garage. Et je chiale, comme un grand.

J’ai pas de conseil à donner, et je veux en recevoir aucun. Est-ce que je vais encore pouvoir poster sur le dernier casque à la mode après ça ? Elle le voudrait. Moi je sais plus trop.

On attendait avec impatience le soir pour enfin s’endormir ensemble, après le taf, l’amour ou une bonne vieille série. J’aurais tant aimé qu’on s’endorme et qu’on ne se réveille jamais C’est peut-être ça l’éternité non ? Mais moi je suis maudit désormais. Condamné à attendre. T’as pris perpète mon p’tit Clay. Marrant pour un gars qui passe son temps à écouter en prison des gars qui ont buté leur femme.

Je vais attendre de me refaire question thunes. Et là je vais refaire une bécane. Pas encore en son honneur. Non. Juste un sale truc qui fait peur. Dans la Nuit Noire qu’est mon quotidien récemment dérisoire, scotché pour l’éternité dans une espèce d’arrêt sur image absurde, il n’y a que sur une moto que je me sente encore vaguement vivant. Les humains me parlent et ils veulent m’aider, mais ça fait écran. ça fait blablabla. Parfois, je tourne un peu la poignée, je ferme les yeux, et là, enfin, y a juste plus rien. Presque comme le soir du Vendredi 13 Octobre 2017, vers 17h30. Juste à la fin de l’hiver austral. Quand tout s’est subitement arrêté. Je me rapproche mon Amour.

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36 réponses à Les motards ne se cachent pas pour mourir

  1. Pilet-boussion dit :

    Bonjour
    J’ai lu ton texte superbe hommage que tu lui rends. j’ai vécu un drame similaire il y a quelques décennies : c’était devant mes yeux qu’elle a perdu la vie. je ne m’en suis jamais vraiment remis malgré que depuis j’ai reconstruit ma vie, mais là respect et je te comprend marc dalton

  2. Cyril dit :

    Putain c’est la merde.
    Courageux de pouvoir mettre des mots la dessus.

  3. Del ange dit :

    Cette hommage est beau,fort,il me touche beaucoup .
    Parti bien trop tôt mais
    Elle a etait aimée et comprise …..
    C est çe qu il faut garder.
    Soyez fort et courageux ,(laissez couler les larmes ,il le faut c est important)pour elle,pour vos enfants,et continuez à écrire ,elle vous guidera car elle sera toujours à vos côté …….

  4. Jean Christophe dit :

    Toutes mes condoléances Clay. Une belle pensée pour votre amour. Une autre pour la paix de vos âmes. Je te souhaite du courage, de la rage (ça fait du bien).

  5. Très bel hommage qui me touche beaucoup. Toutes mes condoléances.

  6. Ludovic dit :

    Tt a ete tellement decrit si purement et simplement. Que ca touche profond. Je vs connaissez pas mais j’imagine ts le courage que vs devez avoir. Et bravo pour ca.

    Jai moi meme ma moitié qui est sur son permis a…. et meme si l’amour de ses cheval de fer ns a réuni. Je sais quelle peut a tt moment ns separer sur cet terre… mais jamais ds le coeur…

    Un check de frere a vs mr clay !!!

    • Clay dit :

      Merci Frangin. Dis à ta chérie de vivre sa passion à fond mais de bien faire attention. Toujours penser à son Amour avant de démarrer la bécane.

  7. Steph dit :

    Bonsoir Monsieur,
    je suis extrêmement touché par l’hymne à l’amour que représente votre texte.
    Comment supporter l’insupportable ??
    Je vous souhaite un immense courage pour survivre à cette tragédie, car il s’agit bien de survie.
    Profond respect

  8. fani dit :

    Comme elle a été aimée, et comme elle l’est toujours! Merci pour vos mots. Je penserai à vous quand je démarrerai ma bécane. Grand V, comme Vie.

    • Clay dit :

      Et oui, il faut bien chérir la vie, si belle mais si cruelle, d’autant plus quand on a le rare mais précaire privilège de chevaucher un moteur. Merci pour tant de gentillesse surtout, Fani.

  9. Olivier dit :

    Je suis touché par ce que j’ai lu. J’ai écouté ce qui suit.
    Ce ne sont que les paroles d’une chanson de Louise Attaque mais…

    « Un peu de patience comme l’eau coule, et se faufile,
    Toutes les absences un jour ou l’autre se défilent.
    Un peu de courage quand les gens meurent ou se détournent,
    Toutes les pages un jour ou l’autre se tournent.

    J’irai marcher au milieu des bois,
    Lui raconter un peu de toi.
    J’irai marcher, parler tout bas,
    Et puis crier une dernière fois.
    Un jour ou l’autre. »

    Sans que l’on se connaisse je me permet cette intrusion dans ce moment douloureux.
    J’espère ne pas être au-delà des limites.
    Courage à toi, à vous.

    oliV

  10. Alain dit :

    Salut Clay. Je connais ce passage, ce vide inexplicable, brutal, idiot… pourquoi moi, elle..
    J’espère que tu pourras comme moi te reconstruire, doucement.
    Je n’ai pas refait ma vie, on ne peut pas, j’en ai fait une autre qui n’efface pas la première.
    Courage, je t’embrasse

  11. Giorgio dit :

    Condoleances et pas de conseils, meme si j’ai veçu ce perte tres jeune.
    La seule chose qui veut te dire, est qui viendra un temp que le souvenir, la memoire sera’ un bonheur, un plaisir et pas un doleur.
    Que soit plus vite possible –

    (Pardon pour mon mauvais français)

  12. Thib dit :

    Qu’il était beau votre amour ! Je vous souhaite tout le courage du monde ! Je vous souhaite surtout de pouvoir garder à jamais tous les plus beaux moments passés puisqu’au final c’est tout ce qu’il est important d’ecrire (Le reste ne sera jamais publié ) du courage et une furieuse envie de continuer , comme votre texte qui est un hommage à la vie ( oui je le maintiens , vous célébrez si bien votre rencontre et la suite ) ! Et n’oubliez pas avant de démarrer pensez aux enfants .

    • Clay dit :

      Oui, je m’oblige à penser aux enfants. Ils trinquent déjà assez comme cela et elle le voudrait bien entendu. Il est vrai que la vie est cruelle, mais elle m’a offert ce beau cadeau durant 10 belles années. Merci.

  13. Magali dit :

    Je ne peux imaginer ta douleur…

    Elle me rappelle pourtant un poème de Victor Hugo :

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Je te souhaites toutes mes condoléances et espère que ce « vide » sera comblé par tes souvenirs de votre merveilleux amour et la présence de la famille et des vos enfants.

    • Clay dit :

      Merci beaucoup Magali. Victor a écrit ceci pour sa fille bien aimée. Il est vrai que je confesse une certaine tendance à paterner ma chérie.Je ne le regrette pas du tout, vues les circonstances. On a bien fait. Et notre quotidien était fort poétique, malgré les aspects prosaïques d la vie si cruelle. Merci encore et bise

  14. papyyam dit :

    Injuste je n’ai que ce mot en tête et les larmes dans les yeux .
    je ne peux que te souhaiter beaucoup de courage car il en faut …
    sois fort pense aux gosses .

    Pensées affectueuses d’un vieux motard

  15. Bruno Laffitte dit :

    Courage, ça passe un peu mais jamais vraiment.

    Il manque toujours un morceau de toi, comme un bras, une jambe en moins.

    • Clay dit :

      je te mentirai en te disant que ça me console ou que ça ne me rassure guère, mais comment pourrait-il en être autrement? Trop de manque.Et quel que soit le bon moment, il y aura toujours « dommage que ce soit pas avec elle »ou « trop bête qu’elle ait pas vu ou fait ça ». C’est déjà le cas à chaque seconde qui passe.

  16. Quel bel hommage tu lui adresses. On sent bien que vous ne faisiez qu’un… Courage

  17. Ju dit :

    Clay, accroche toi… pour elle, pour toi, pour eux…
    Rien n’est juste ici-bas…alors vivre chaque jours, chaque moment est si précieux.
    Plein de courage

  18. Collin dit :

    bonjour Clay. J’ai encore les yeux pleins de larmes mais je ne peux pas rester silencieux à la lecture de cet hommage magnifique à ta femme que tu viens de faire. Alors bien sûr que tu dois rester debout pour tes enfants et il n’y a que ça qui compte car ils ont besoin de toi pour le moment. Il vaut mieux ça que de mourir maintenant . « Ça » et bien ça va être tes enfants et puis ça va être pleins d’autres choses qui viendront après. Pas tout de suite, mais ça viendra. Soit patient. Elle est en toi , tu l’as ressenti sur ta bécane. Pour toujours. Patrick

    • Clay dit :

      Merci Patrick. Cela fait un mois tout juste. Je ne réponds que maintenant. Tu devines pourquoi. Je suis sidéré par sa disparition, mais aussi par l’humanité de tous mes copains et copines motards et aussi pole danseuse ou artistes et philosophes. Tu as raison. Le taf et les mômes. Au moment où je te réponds je passe une émouvante mais belle soirée avec les enfants à discuter du bon vieux temps et des merveilleux moments essentiels qu’il leur reste à vivre. Désormais, seul compte l’essentiel. Ses photos m’attendrissent et 3 minutes après je suis effondré. Merci Patrick.

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