Une tête de fourche sur mesure

Une tête de fourche sur mesure, c’est ce que je me suis concocté avec mes petites mains en deux dimanche enfermé au garage. Ce bon vieux BT 1100 Bulldog, alias le Storm Cruiser,  avait pris de la bedaine et des rides. Sa grosse tête rentrée dans les épaules ne me plaisait plus trop. Désolé mémère, mais il te fallait un gros lifting, sous peine de passer pour une dondon obsolète qui jouerait les Ducati avec 65 chevaux. Comme pour toutes les motos qu’on adore, à qui on pardonne les défauts, et qu’on customise régulièrement, on n’en a jamais vraiment fini.

L’objectif était clair : continuer à l’affiner devant et derrière pour mieux bestialiser le joli V-Twin et l’énorme résé tendu comme un biceps de Mike Tyson. Bien que très lourde à l’arrêt, c’est une moto très fine de profil. Et à piloter, c’est un pur cruiser.

Je pris donc le taureau par les cornes. Virer le petit pare-vent en tôle que j’avais taillé autrefois pour remplacer le truc en plastique d’origine.

Plastoc

Pas stock

Démonter l’énorme optique fixée avec plein d’alu et de plastoc conçue dans un délire de complexité par les ingénieurs de chez Yamaha Italia, les allumés de Belgarda.

L’oeil du cyclope

L’idée maîtresse de cette opération (ô combien douloureuse pour le puriste Yam que je suis) de dépouillement en règle, c’était de libérer pour les mettre en valeur les risers et le guidon de custom étonnement apposés en 2001 par ces génies sur un roadster. En même temps, quand on connaît bien le réservoir du Bull, on comprend mieux pourquoi ils ont choisi ces deux options atypiques. Tu n’as pas les bras qui s’allongent à cause de la vitesse, mais parce que tu dois désespérément passer au-dessus du résé de 20 litres.

Et là, soudain, je me suis retrouvé avec une sorte d’hybride de flat tracker et de scrambler monté sur des grosses gommes de route. J’étais donc en bonne voie !

Quel bazar ! ça promet tiens !

J’ai gardé la charnière d’origine qui fixait le phare. Une belle pièce d’aluminium. J’ai fabriqué une attache et dessus j’ai fixé une petite plaque de tôle perforée. Cette dernière avait été préalablement préparée pour recevoir plein de fixations sur lesquelles j’avais anticipé. Je l’avais peinte également, en gris perle. On ne le verrait pas, mais moi je le saurais, et ça compte quand tu pilote une machine que tu as tripotée par toi-même.

En effet, une seconde plaque de tôle, complètement travaillée à la main par bibi, est venue se superposer à l’ensemble. Moins moche, plus étanche, plus habillée, quoi. Juste vernie mais pas peinte, celle-là : le côté brutal !

Entre les deux s’est intercalé un petit phare en alu bien lourd, une pièce qui sera mise en valeur et qui répondra au résé bicolore que j’ai déjà repeint. J’ai les clikos mais pas encore les supports. Quand je les aurais, je déciderai si je les utilise ou si je fixe les klikos directement dans la plaque de tôle.

Et voilà pour le tête de fourche…pour le moment !

Maintenant, il faut procéder à une nouvelle liposuccion de l’arrière. La suite au prochain épisode !

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